Les “Talaatas” de Massamba: Du patriotisme pastéfien pour un Sénégal changeant…

L’émergence a été tellement galvaudée au Sénégal sous le règne du Président Macky Sall que les sénégalais ne veulent plus en entendre parler. Pendant longtemps, il n’a été vendu au peuple sénégalais que des illusions. Néanmoins, un nouveau vent tout frais est en train de souffler. Un changement non pas climatique, mais de paradigme politique. Dans ce sillage, quel que soit la recomposition politique sous nos cieux, le PASTEF gagnerait à suivre sa ligne, à savoir continuer à proposer au peuple sénégalais une offre dont la quintessence est vertueuse. C’est la seule voie du salut, il n’y en a pas d’autres, puisque tous les systèmes connaissent des crises et notre système politique actuel est sur le point de mourir de sa belle mort. Le Président Macky Sall a accéléré la mort du système en trahissant sa promesse de 2012 – une gouvernance sobre et vertueuse – après que Wade fût sanctionné. Sa gouvernance est sombre et tumultueuse. Même le Sénégal, ce beau pays d’alors, en est devenu sombre, ténébreux et complétement méconnaissable. Le PASTEF, quant à lui, a eu la chance voire l’intelligence d’être le premier parti à proposer une réelle alternative à même de remplacer ce système, ce que l’on appelle couramment l’anti système. Toutes les idéologies aliènent, le patriotisme étant la seule constante qui puisse aider un pays à sortir la tête de l’eau voire tirer son épingle du jeu des nations. Les grandes nations ont compris cela et le Président américain Donald Trump ne dira pas le contraire. Mieux, le PASTEF occupera toujours une bonne place dans toutes les futures compétitions puisque dans cette recomposition en vue, tout le système va se regrouper pour jouer ses dernières cartes. De ce fait, toute victoire sera éclatante. D’ailleurs, cette série de réconciliation constatée, ces derniers temps, pouvant mener même à des amnisties, est propice pour la démocratie et dans cette dernière, l’offre est destinée au peuple qui reste souverain et distribue par conséquent les rôles et le pouvoir. Il faut continuer à communiquer avec le peuple, le conscientiser et éviter tout calcul politicien puisque les gens du système exploiteront la moindre faille dans la démarche de l’antisystème afin d’exister. 

De la délation, oui ! Puisque nous n’avons pas le droit de fermer les yeux sur la mal gouvernance d’autant que les tenants actuels du pouvoir se sentent menacés grâce au débat posé sur nos ressources souveraines, par exemple. Des invectives, non ! Parce que la force du verbe et de la plume peut convaincre tout citoyen quel que soit son niveau et sa classe sociale. Mieux, tenons compte des valeurs socioculturelles de base sous nos cieux car c’est ce qui nous permettra d’être en parfaite adéquation avec nos interlocuteurs. Il faut savoir faire la part des choses, sinon quel que soit l’offre que nous proposerons au peuple sénégalais, la majorité sera réticente. De l’activisme, oui ! Puisque c’est une nouvelle forme de contestation, un contrepouvoir voire un garde-fou de la bonne gestion et de la démocratie. Des activistes insulteurs, non ! Puisque l’insulte à la bouche n’a jamais fait avancer les choses, bien au contraire, elle nous décrédibilise et altère le message que l’on souhaiterait faire passer. Donc, de l’activisme dans la bienveillance voire la bonne parole. Chers activistes formez-vous pour lutter efficacement. A formation égale, la vérité triomphe ! Mais la volonté doublée de fougue voire de passion ne suffit pas pour pas gagner les combats à enjeux fondamentaux car ce système ne se laissera pas faire. Le système est organisé, endurant et dispose de toutes les compétences. Par conséquent, quand tu le sous-estimes, il te phagocyte. « À entendre parler les acteurs politiques, il y a une volonté manifeste d’un certain nombre de personnes autour du Président Macky Sall qui veulent liquider Sonko (…) On ne peut pas continuer à fabriquer des lois pour une personne. C’est comme ça qu’on a perçu la situation de Karim Wade, c’est comme ça qu’on a perçu le procès de Khalifa Sall. Et, il ne faudra pas que le procès de Sonko soit un procès de plus. Sonko est l’émanation d’une catégorie sociale notamment des jeunes sénégalais qui ont leur vision, il incarne cela et il faut le laisser faire son chemin, c’est ça, la démocratie. Essayer de l’enfermer ou de le museler, risque de produire l’effet contraire. Laisser le jeu ouvert, et le meilleur gagnera. Les Sénégalais sont suffisamment mûrs pour savoir celui qui doit le servir », dixit la sociologue Fatou Sow Sarr.

Massamba Ndiaye Rédaction Senegalactu

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here