Les “Talaatas” de Massamba: Libérez khalifa, Guy, Adama, Idrissa… et ne touchez point à la clé d’or…

Des arrestations tous azimuts ! L’arrestation est l’arme préférée de ce régime mais ses leaders doivent savoir que tous les régimes qui ont régné par l’arrestation d’honnêtes citoyens, la violation et la privation des libertés individuelles ou collectives, ont fini par être arrêtés, tôt ou tard, de la façon la plus violente qui soit. Yaya Jameh en est l’exemple patent. Attention à la colère populaire généralisée à un moment inopportun et inattendu.

Khalifa Sall fut emprisonné dans des conditions absurdes avec l’affaire dite de la caisse d’avance, une pratique qu’il a héritée et qu’il fallait tout simplement amender si réellement elle allait à l’encontre des règles et procédures de bonne gestion des affaires publiques. Mais ce ne fut pas le cas car il dérangeait le régime dans le cadre de la gestion de la mairie de Dakar.
Guy Marius, l’homme de FRAPP France dégage fut arrêté avant que le procureur et ses affidés n’aillent chercher un motif à lui coller. Ce fervent défenseur de la vraie indépendance économique et monétaire du Sénégal, cet activiste lanceur d’alerte, fut arrêté et mis en prison pour le motif fausse alerte, un jour de finale de coupe d’Afrique entre le Sénégal et l’Algérie pour des histoires de post sur Facebook.
Adama GAYE, ce brillant doyen doublé d’une belle plume, ce défenseur des causes justes, fut emprisonné pour, disent-ils, avoir tenu des propos irrévérencieux à l’endroit du tout-puissant chef du Sénégal. En réalité, ce spécialiste des hydrocarbures connaît trop de choses à propos de la gestion nébuleuse du pétrole et du gaz sénégalais. Raison pour laquelle, il alertait constamment au point de déranger les tenants actuels du pouvoir.
Clédor SENE, cet investigateur lanceur d’alerte, concernant la gestion des ressources naturelles du Sénégal, fit l’objet d’une tentative d’arrestation avortée. En effet, les limiers de la DIC se sont présentés chez le concerné un jour de samedi, veille de la fête de Tabaski, aux fins de l’arrêter sans motif. N’eût été les réseaux sociaux qui ont joué un rôle non négligeable, il serait actuellement en garde à vue avant d’être déféré à défaut d’être brutalisé à mort.
Idrissa Fall CISSE, cette belle plume et fervent défenseur des causes patriotiques sur la toile ayant rédigé un livre intitulé « les frères sales au pouvoir ; chroniques d’une gouvernance clanique, sombre et tumultueuse », un joyau préfacé par le doyen Adama GAYE, fut arrêté un jour de Tabaski, jour de pardon et de recueillement. Motif : offense à l’égard de celui dont le simple fait de prononcer le nom pourrait être considéré de nos jours comme une insulte au point de valoir à son auteur une peine en prison.
Alors, qu’est-ce que ces personnes citées ont de commun pour subir les coups d’un seul et unique ennemi ? C’est parce qu’ils dérangent et ce régime n’a d’arme que l’arrestation des citoyens honnêtes qui informent les populations dans le sens de rétablir toute la vérité que les dirigeants nous cachent. Nous savons tous que le plus grand problème de ce régime tourne autour du mot : vérité. Ainsi, tous les citoyens qui tenteront de rétablir la vérité autour de leur gestion nébuleuse et clanique des ressources publiques seront muselés.
Depuis l’accession de ce régime au pouvoir, la vérité est en congés. Cependant, une nouvelle forme de contestation et de contre pouvoir naquit et se mit subitement à déconstruire les mensonges chroniques d’un état défaillant. Il s’agit de l’activisme à travers les réseaux sociaux, ce fut le début d’une peur noire qui ne connaîtra sa fin que lorsque le pouvoir s’échappera des mains de ses tenants actuels. Ainsi les réseaux sociaux, ces nouveaux faiseurs de président sont surveillés comme du lait sur le feu par un chef d’état qui dixit : « la magie du clic fera face à la toute puissance du flic et du fric ».
En définitive, ces séries d’arrestations démontrent que ce régime a peur. Et cette dernière étant une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. Ce danger n’est rien d’autre qu’un soulèvement populaire une fois que le peuple connaîtra toute la vérité sur la gestion nébuleuse des ressources naturelles. Nous renvoyons alors nos dirigeants à la Sourate 3 verset 26 du noble Coran : « Dis : “ô Allah, Maître de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux ; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent ».

Massamba Ndiaye Senegalactu

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