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Les « Talaatas de Massamba » : Sénégal : Une émergence au fond des eaux, devrions-nous emprunter l’arche de Noé ?

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Excellence, Monsieur le Président de la république, vous avez très bien travaillé. Il n’y a que des “rambacc” et autres “nafex“ pour dire le contraire.

Il a fallu que le führer soit hors du pays pour que la pluie revienne en force au point de tout emporter sur son passage, malédiction ou bénédiction, qui sait ! Avec la promotion de l’homosexualité qui sévit actuellement dans ce pays, la colère du Tout-puissant ne devrait point nous surprendre, rappelons-nous Sodome et Gomorrhe. Quoiqu’il en soit, pendant que le lion dort tranquillement à Biarritz, les populations elles, pataugent dans les eaux. Triste Sénégal ! Cinquante-neuf ans après les indépendances, pas de véritable assainissement, point de canalisation digne de ce nom, encore moins de curage ou mise à niveau des caniveaux. Résultat : il suffit d’une goutte d’eau pour que tout le monde soit dans le désarroi total. En effet, après quelques moments d’attente incertaine, les populations des zones rurales, avec de longs chapelets, priaient à haute voix pour que la pluie arrive. Celles des zones urbaines, quant à elles, priaient à voix basse pour que le ciel n’ouvre pas ses vannes. Mais enfin, la pluie arriva à ce moment-là pour inonder tout un pays.

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Pis, alors que nous gardions notre mal en patience, l’autorité gouvernementale, par le biais du Directeur Général de l’ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal), fît le tour des médias pour dénoncer les comportements des populations avant de tout mettre dans leur compte. Il oublia complètement la détérioration de la couche d’ozone dont le résultat est le changement voire le réchauffement climatique (Conséquences : Sécheresse, Décalage de la saison des pluies, Épisodes de pluies intenses, Inondations). Il eut également omis la déforestation qui participe de la dégradation de l’environnement voire la défaillance des plans de construction au niveau de la capitale (Dakar). Pour lui, l’essentiel est de redorer le blason du chef de l’état. Néanmoins, il fallait un diagnostic beaucoup plus poussé et intelligent pour connaître les vraies causes des inondations enregistrées un peu partout dans le monde ces dernières années et savoir que les comportements des populations ne sont que la partie visible de l’iceberg. En Australie, par exemple, des réseaux de drainage ont été installés depuis fort longtemps avec des mailles pour que les plastiques et autres déchets polluants n’atteignent pas les rivières ou la mer. Bref, c’est une bonne politique de prévention qui règle le problème de l’inondation et non une politique politicienne de type réactionnaire. Par ailleurs, les dépenses de prestige telles que les deux mille milliards mis dans un Ter complètement à terre pouvaient financer ces politiques.

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Le plus cocasse reste ces ministres qui attendent que les inondations fassent des dégâts pour faire semblant de venir en aide aux populations avec des vivres de soudure et des matelas. Il s’agit là d’une stratégie de manipulation des populaces afin de mieux les dominer voire les contrôler pour s’éterniser au pouvoir. Alors que la solution est connue de tous : une bonne politique d’assainissement règlerait tout ou partie des problèmes d’inondation. Mais ces méthodes doivent être révolues puisque tous les gouvernants qui en usaient ont été emportés par un mécontentement populaire menant à la révolte puis son corollaire la révolution. Tout cela démontre que nos dirigeants ne sont pas encore prêts à travailler. Et même dans les méthodes utilisées pour obtenir la voix des peuples, il n’y a aucune espèce d’innovation, que du copié-collé non réfléchi. Ce qui risque de les perdra au moment le plus inattendu.

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En réalité, les autorités ont la responsabilité de mettre en place des politiques de prévention et d’atténuation des problèmes liés aux impacts de ces phénomènes. C’est également à elles de sensibiliser les citoyens afin qu’ils aient le sens de la protection du bien public. Mais, dire que les derniers sont fautifs participe de l’irresponsabilité de ceux qui nous gouvernent, c’est aussi un aveu d’échec. Puisque le destin de cette nation leur a été confié, leur rôle doit donc être d’assumer et s’ils ne sont pas capables d’assurer, qu’ils démissionnent tout simplement. Dommage que l’Africain n’ait pas la culture de la démission. Quand un peuple se suffit de très peu, s’acquitte de ses obligations fiscales mais remercie l’autorité chaque fois qu’elle pose un acte pour son compte, c’est normal que cette autorité ne travaille pas assez, s’offre des vacances paisibles tout en s’attachant à ses volontés et autres désirs. En tout cas, si le ciel ouvre encore ses yeux pour verser une seule larme, les Sénégalais emprunteront l’arche de Noé puisque l’on parlera cette fois-ci de déluge.

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