L’ÉTAT LANCE LA TRAQUE AUX CAMIONS DESTRUCTEURS DE BIENS PUBLICS

Le problème est répétitif sur la route nationale. Les camions lourdement chargés détruisent les passerelles qui surplombent la chaussée et servent de passage pour les piétons. Outrée par ces drames qui leur causent d’énorme préjudice, l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes a décidé de traquer les camions en surcharge qui endommagent les infrastructures qu’elle réalise. Joignant l’acte à la parole a, suite au camion qui a heurté, ce jeudi, la passerelle de Sicap Mbao, procédé un constat d’huissier et a décidé de porter plainte. Ce, pour que les auteurs de ces actes puissent être sévèrement réprimandés. « L’AGEROUTE, qui est le gestionnaire des passerelles, a fait un constat d’huissier de l’accident pour constater les dégâts qui sont enregistrés et a transmis le dossier au niveau de sa cellule juridique pour porter plainte », a renseigné Babacar Senghor, Directeur régional d’Ageroute Dakar. Qui signale qu’ils feront tout pour que ce dossier ait une suite favorable. A l’en croire, l’AGEROUTE ne cesse de payer les frais des camions en surcharge que ça soit tantôt sur la route nationale, tantôt sur le pont de Cices ou sur l’autoroute Limamou Laye. Pis, la réparation de chaque infrastructure endommagée coûte, selon lui, une fortune.

Au moins 20 millions de francs Cfa décaissés pour réparer une passerelle endommagée
« Le montant des réparations tournent dans les 20 millions parce que c’est la partie où les gens circulent qui est détruite. Ainsi, pour la réparation, il faut des grues de grandes capacités, il faut de la main d’œuvre, il faut remodeler ce qui a été endommagé. Et cela à un cout. C’est le contribuable sénégalais qui paie. Maintenant, il faut que les personnes responsables de ces dégradations puissent elles aussi supporter le coût de ces incidents », a déclaré M Senghor. Il rappelle qu’à l’époque, il y avait des passerelles en béton qui étaient sur une hauteur limite de 4,85 mètres, qui est la norme en termes de passerelle.

Mais, compte tenu du besoin énergétique, il y a eu un accord avec la Senelec pour pouvoir mettre en place des passerelles amovibles. C’est-à-dire des passerelles qui puissent s’ouvrir à chaque fois que de besoin pour faire passer des convois exceptionnels notamment ceux des moteurs électriques, ceux des moteurs destinés au parc éolien. Mais, constate-t-il pour le regretter : « plusieurs fois, on a eu à enregistrer ces types d’incidents. Et ce sont des camions hyper chargés qui quittent le plus souvent le Port de Dakar, qui passent par la nationale, qui endommagent les passerelles », déplore Me Senghor. Or, à son avis, quand il y a eu un choc sur les passerelles, les désagréments sont énormes.

Les populations contraintes à traverser une route de 2 fois 3 voies

D’abord vis-à-vis de l’infrastructure en tant que telle parce que il faut opérer à des réparations. Egalement les désagréments affectent également les populations qui ont besoin de traverser en toute sécurité. « Or, si cette infrastructure subit un choc, on est obligé de fermer les passerelles et obliger les piétons à franchir cette route nationale à pieds. Les populations sont contraintes à traverser la route nationale en deux fois trois voies à pied alors que cela comporte énormément de risque », prévient-il. Dans le même sillage, Babacar Senghor lance un appel à tous les services de l’Etat.

Il leur demande de conjuguer leurs efforts pour mettre fin à ce laxisme qui porte atteinte aux biens publics de l’Etat. Aux forces de sécurité et particulièrement aux gendarmes qui jalonnent la route nationale empruntée par les camions, M. Senghor leur demande de les venir en aide afin de mettre la main sur les conducteurs des camions surchargés.

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