« Petit essai » d’une histoire immédiate au Sénégal : pouvoir(s) étatique(s), autorités religieuses et simples citoyens à l’aube du XXIe siècle

Papis Comakha FALL
Professeur d’Histoire et de Géographie Enseignant-vacataire à l’Université Assane Seck de Ziguinchor Doctorant à Sorbonne Université
Histoire moderne et contemporaine, ED 188
Centre d’Histoire du XIXe siècle
E mail : ledeportefall@gmail.com

Introduction
L’apprenti historien, géographe, philosophe, sociologique, anthropologue et « le scientifique »,
entre autres, doivent quelque fois marquer aussi leur temps en consacrant ne serait-ce qu’une page relative
à leur société. Il est intéressant d’écrire sur des sujets d’actualité brûlante, sur des faits marquants et même
instantanés de sociétés, juste par devoir de mémoire et d’histoire. « La mémoire est la vie. […] L’histoire
est la reconstruction toujours problématique et incomplète de ce qui n’est plus[…] [1]». Une telle
« entreprise » pourrait servir aux générations futures qui, à leur tour, vont l’enrichir, comme nul n’a le
monopole de la connaissance !

Aujourd’hui, depuis plus de deux mois environ, le monde traverse des moments très difficiles,
« complexes et compliqués », comme aime dire un éminent historien de l’Université de Dakar, à cause de
la diffusion d’un virus, coronavirus, qui est en train de faire des ravages à partir de la Chine continentale
pour atteindre toute la planète. La pandémie gagne du terrain de façon exponentielle. Ce faisant,
on se trouve dans une atmosphère de mondialisation de la maladie du coronavirus. Aucun continent n’est
à l’abri, particulièrement l’Afrique, continent très ensoleillé, certes, mais très sensible .
Au moment où pour certains « la peur est devenue une des dimension (leur) âme[2] », d’autres ne
prennent pas trop au sérieux cette pandémie. Et la société sénégalaise n’échappe pas à cette dernière
catégorie de peuple qui prend, « un peu », à la légère cette affaire, malgré les recommandations fortes du
pouvoir étatique !

Une telle remarque nous incite à consacrer une ou deux pages en proposant cette thématique :
« Petit essai d’une histoire immédiate au Sénégal : pouvoirs étatiques, autorités religieuses et simples
citoyens à l’aube du XXIe siècle ».

Pourquoi, au Sénégal, on prend très souvent les choses à la légère ? Est-ce un problème de
discipline, de civisme ou d’inconscience ? N’y a-t-il pas quelques rapports de forces entre deux factions
qui essaient, chacun de son côté, d’étendre sa sphère d’influence, sa marge de manœuvre : pouvoir étatique
et autorités religieuses ? Que peut être l’impact de l’attitude des porteurs d’opinions, face à cette
pandémie ? Telles sont les pistes de réflexion dont les tentatives de réponse pourraient éclairer la lanterne
des lecteurs.
I/- Incivisme et indiscipline : terreau de prolifération du coronavirus au Sénégal
Le Sénégal, pays de la téranga, vit un sérieux problème lié à deux réalités qui freinent, ou

ralentissent fortement toutes formes de développement l’incivisme et l’indiscipline.

Ces deux éléments vont de paires, se complètent même s’il y a quelques nuances entre ces

termes. Au cœur de l’incivisme, on note le nom respect des pratiques hygiéniques élémentaires. A
commencer dans nos maisons jusqu’à nos espaces publics, etc. Les déchets ménagers sont versés un peu
partout, dans les aires de jeu pour enfants. Mieux, la non utilisation de produits antibactériens est très
fréquente. Une défaillance sanitaire notoire est remarquée en matière d’hygiène publique. Des citoyens se
permettent de jeter en pleine rue des déchets, des ordures, pour manifester leur mécontentement envers le
pouvoir étatique, ou par simple vandalisme ou indiscipline.
Dans les lieux publics comme les marchés, on étale les produits à même le sol, surtout en période
d’hivernage où les eaux pluviales stagnent un peu partout. Aucune règle d’hygiène n’est respectée.
D’autres encore, par incivisme et indiscipline étalent sur les trottoirs ! Les choses sont prises à la légère !
Quand les autorités étatiques les déguerpissent, ils réagissent par la violence allant jusqu’à endommager
les édifices publics, le bien de tout le monde. Certains ne respectent pas les avertissements ou
conseils/consignes des agents du service d’hygiène. Voilà le problème des Sénégalais.

En hivernage, on se baigne très souvent dans des eaux de pluies ruisselantes et diluées par la
saleté, les déchets. Dans les zones les urbaines, comme Dakar, malgré les campagnes de sensibilisation,
certains ouvrent clandestinement et en toute impunité leurs fosses sceptiques, afin que les eaux de pluies
emportent ces immondices. De l’inconscience et insouciance à tout azimut ! Devant de telles situations, en
dehors du paludisme, de l’onchocercose, de la bilharziose, le coronavirus se développe à une vitesse de
foudre.

A cela s’ajoute l’inconscience quand il s’agit de prendre une distance raisonnable entre les
personne, se laver les mains tel que le recommandent vivement les professionnel de santé. Ces consignes
sont bafouées et les gens continuent de se serrer les mains comme s’il n’y a pas une urgence sanitaire. C’
est absurde !

D’autres encore, dans les milieux urbains, par manque d’espace, excuse bidon, élèvent les
animaux domestique ou les stationnent (moutons, chèvres, chevaux) à moins d’un mètre des fenêtres des
maisons. Un phénomène récurrent à Dakar. Les propriétaires de ces bêtes le justifient par le fait qu’il y a
des voleurs qui rôdent tout au tour.

A cela s’ajoute aussi le non respect des règles liées à la normes de profondeur d’une fosse

sceptique. Des fosses parfois trop profondes et proches de la nappe phréatique.
N’oublions pas les déchets qu’on verse dans les mers, fleuves et marigots, dans les caniveaux jusqu’à les
boucher ! Voilà alors un terrain approprié pour l’installation et le développement de n’importe quel
microbe en l’occurrence le covid19. Et souvent lorsque l’on demande pourquoi pareille attitude, la réponse
est: C’est de la faute à l’État! De qui se moque-t-on réellement ?

Dans les écoles et les universités, on tire pas la chasse d’eau, par voie de conséquence, les
toilettes sont bouchées! On urine non seulement un peu partout dans les rues, sur les rebords des murs,
mais aussi dans les stades, etc. L’incivisme et l’indiscipline et même l’irresponsabilité font le comble du
désarrois ! Alors, tout ce cocktail d’immondices contribue à l’installation et à la diffusion rapide de la
pandémie comme le coronavirus qui sème la terreur planétaire.

Face à tous ces problèmes évoqués précédemment, les autorités étatiques ont toujours réagi,
même si quelque fois on remarque un petit retard ou manquement. Ce qui est sûr l’État ne peut pas tout
faire, mais il apporte toujours des réponses quelle que soit la situation.
II/- Recommandations/mesures du pouvoir étatique du Sénégal et attitude des autorités

spirituelles

La pandémie du coronavirus né à Wuhan, en Chine[3], s’est développée de manière très rapide
dans le continent et a tué des milliers de personnes en un temps record.
En date du 21 mars 2020, l’Italie, beaucoup plus développée que le Sénégal, a dépassé la barre de
550 morts. Au Sénégal, le vendredi 20 mars 2020, « sur 56 tests réalisés, 9 sont revenus positifs. Il s’agit
de 04 cas importés, 05 cas contacts antérieurement répertoriés et suivis par nos services. A ce jour, 47
cas ont été déclarés positifs, dont 5 guéris et 42 encore sous traitement [4]», selon le communiqué n
0 19

du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

Face cette menace pandémique et mondiale, les autorités sénégalaises ont pris des mesures
fermes et fait des recommandations. Ces mesures sont entre autres : le confinement, la fermeture des
écoles et universités, l’interdiction des rassemblements, comme les prières du vendredi, etc
Ce dernier point a suscité beaucoup de controverses, une incompréhension, des attitudes allant à
l’encontre même des décisions du pouvoir central. Contestation ou refus au nom de la religion !? En tout
cas le fait est avéré le vendredi 20/03/2020 à Kafountine où l’imam a été arrêté et transporté par la
gendarmerie nationale de la localité ; idem à Dakar où la prière du vendredi s’est tenue. Qu’est-ce qui a
encouragé un tel ralliement massif de fidèles vers les grandes mosquées pour la prière ? Certains guides
spirituels et autres porteurs d’opinions, qui ont manifesté leur volonté de prier le vendredi en groupe, y ont
une grande part de responsabilité. La plupart des guides sont des leaders charismatiques, des meneurs de
troupes, des « créateurs d’émotions » pour emprunter les expressions au Professeur Iba Der Thiam. Leurs
paroles et appels sont sacrés pour bon nombre de disciples. Au yeux de ces deniers ce sont des références
à qui ils accordent la primauté.

Les autorités étatiques ont-ils discuté au préalable avec ces dignitaires religieux et porteurs
d’opinions, pour trouver un terrain d’entente, des voies et moyens, permettant de lutter contre le
coronavirus ? Certainement… Rappelons-le, les problèmes entres pouvoirs politiques et guides religieux
ne datent pas d’aujourd’hui. On peut remonter jusqu’à la période coloniale, aux XIXe siècle[5].
Mieux, l’ex premier ministre de la République du Sénégal est allé à Touba, ville Sainte mouride
et épicentre du coronavirus, faire la prière du vendredi 20/03/2020. Pourtant le Président de la République
a interdit les grands rassemblements. Le décret présidentiel se limite-t-il uniquement à Dakar ? Non à
mon humble avis, vue ce qui s’est passé à Kafountine, à plus de 450 km de la capitale. Il y a problème : la
santé est primordiale ! Et, un cas de conscience doit peser sur tout un chacun. Faut-il envoyer les forces
de l’ordre pour fermer manu military les mosquées et surveiller de très près les guides religieux,
personnalités très respectées pour leur rôle de régulateur social, tout le temps, jouer dans le pays de la
téranga ? Difficile à répondre. Du coup, vue les rapports très étroits entre pouvoirs politiques et autorités
religieuses, le Président de la République se trouve ainsi dans une posture délicate ! A la moindre erreur
certains ne manqueront pas de lui « jeter des pierres ». Il est entre le marteau et l’enclume ! Mais l’État
reste l’État ! Il a les prérogatives de réprimer, de faire usage de la violence légitime. Et nous devons tous
aider le Président de la République, en ce moment critique, en respectant ses décisions pour protéger le
peuple sénégalais. C’est un devoir de civisme, de citoyenneté ! Ainsi, on comprend aisément les propos du
Ministre de la santé pour sauver des vies : « Aucune tolérance ne doit être permise[6] »
III/- Les conséquences de l’attitude de certains porteurs d’opinions

Nous avons préféré utiliser le terme porteurs d’opinions pour désigner tous ceux qui ont passé le
message de sensibilisation sur la pandémie du covid19. En revanche, un porteur d’opinions n’est pas
forcément un leader, un leader charismatique. Il est bon de le clarifier un peu. La question du coronavirus
à susciter beaucoup de réactions un peu partout dans le monde, surtout via les réseaux sociaux, Facebook,
Messenger, Whatsapp, etc. Beaucoup de messages circulent la toile d’araignée mondiale pour sensibiliser
(mesures d’hygiène[7]). A travers les images qui circulent on voit en gros plan, « RESTEZ CHEZ
VOUS[8] ». Dommage, bon nombre de personnes ne respectent pas ces consignes et ignorent que
« chaque sénégalais est potentiellement porteur de virus[9] ». Dans cette dynamique de sensibilisation des
porteurs d’opinions et leaders charismatiques ont même fait un point de presse[10]. Dans cette ambiance
d’inquiétude, de peur, certains en profitent pour arnaquer fabriquant et commercialisant de faux gels
antiseptiques, d’autres pour détruire/désorienter la conscience populaire, allant jusqu’à leur faire croire
qu’il y a des cheveux du Prophète Mohammed (PSL) dans le Saint Coran ! Au moment où des hommes de
bonne volonté[11], des patriotes, investissent leurs biens pour arrêter cette pandémie ; au moment où le
pouvoir étatique décrète la fermeture des écoles/universités et le report de l’activité sportive dans les
écoles, d’autres jouent à la comédie, prennent les choses à la légère. Et les conséquences de telles
attitudes de certains porteurs d’opinion auxquels s’ajoute le « refus » de respecter les directives du
Président de la République sont la forte contamination, le grand nombre de décès, le débordement du
personnel sanitaire qui travaille avec les moyens du bord, la fragilisation du pouvoir du président. Oui, la
fragilisation du pouvoir présidentiel ! Ce que nous devons tous éviter, en cette période très sensible, car
personne n’y gagne quoi que se soit ! A cause des quelques écrits sur une partie du corps[12], on se
permet de sortir, d’aller vers les lieux d’attroupement, parce que soit disant être protégé. Il y a problème !
Ces comportements néfastes impactent sérieusement sur l’activité économique et financière :
« Au regard de l’impact négatif que cette crise pourrait avoir sur le système bancaire et le financement de
l’activité économique dans l’Union de la Banque Centrale, qui suit avec la plus grande attention
l’évolution de la pandémie[13] ».

CONCLUSION

Cet article qui est loin de prétendre être exhaustif dévoile plus ou moins les sérieux problèmes
que rencontre le Sénégal en termes d’incivisme, d’indiscipline, de Ma tey, d’inconscience/insouciance.
Dans un pays où malgré les recommandations, les mesures de prévention venant des autorités étatiques et
les efforts de simples particuliers dans les quartiers, certains citoyens adoptent des comportements
totalement en déphasage avec tout ce qui a trait à l’hygiène, à la salubrité. Ce faisant, tout virus, comme le
covid19, se trouve ainsi dans un champ, un terreau fertile pour se développer. Du coup, à cause de nos
mauvais comportements, on contribue à propager le virus ; propagation qui impacte sérieusement sur
notre santé et notre économie. Mieux on ouvre également le champ aux charlatans, aux gens malhonnêtes,
sans scrupules, qui profitent de la moindre situation difficile de la population, pour arnaquer.

A travers cette petite contribution, on remarque des « difficultés » de coordination
« intelligente » entre pouvoir étatique et autorités religieuses. Ce fait est une réalité. Il a existé bien avant
le problème du coronavirus et cela depuis plusieurs décennies. On a l’impression que le Sénégal est
constitué de micro-« États ». Le pays n’est pas une fédération ou confédération. Il est un seul et unique

État ! On a très souvent constaté des décisions venant du sommet du pouvoir non respectées. A qui la
faute ? Chacun, chaque citoyen, nanti ou pas, a une part de responsabilité à respecter et à faire respecter
les décisions du pouvoir politique, surtout en situation de peur, de crispation généralisée. C’est une
exigence, un devoir de civisme et de citoyenneté ! Aussi, les élus et administrateurs doivent être les
premiers à respecter scrupuleusement les ordonnances de l’État, quelle que soit la situation. Nos
gouvernants doivent donner, en premier, le bon exemple ! Sinon, c’est l’autorité présidentielle qui se
trouvera fragiliser, au moment où tout le monde devrait mettre la main dans la pâte, dans la communion et
la fraternité, pour vaincre cette pandémie du coronavirus.

Soyons unis davantage ; tous derrière le Chef de l’État et que chacun reste confiné chez soi.
Aidons le Président de la République à sécuriser tous les citoyens! Respectons la déclaration de « l’état
d’urgence sur l’étendue du territoire national[14] » du Président de la République du Sénégal.
Sénégalaisement !

ANNEXES

Annexe 1 : Communiqué de presse de l’Association Nationale des Imams et Oulémas du Sénégal

Annexe 2 : Communiqué n0

19 du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale

Annexe 3 : message écrit de sensibilisation sur le coronavirus (par les réseaux sociaux).

Annexe 4 : Conseils sur le coronavirus

A travers ce message, on décrypte un groupe de mots très significatifs, en dehors des numéros de contacts : « RESTEZ CHEZ
VOUS ».

Références bibliographiques
*Communiqué de presse de l’Association Nationale des Imams et Oulémas du Sénégal, 18 mars
2020.
*Communiqué de presse de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest,

https://www.bceao.int/fr/communique-presse/communique-de-la-banque-centrale-des-etats-de-lafrique-
de-louest-bceao, consulté 20/03/2020, 20h00)

*Communiqué n0

19 du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, 20/03/2020.

« Coronavirus : 285 cas en France, plus de 3000 morts en Chine », in La Voix Du Nord ? Samedi

21/03/2020, https://www.lavoixdunord.fr/719718/article/2020-03-04/direct-coronavirus-le-nombre-de-
nouveaux-cas-diminue-en-chine-les-masques, consulté le 21/03/2020, à 21h 45mn.

*Joseph Ki-Zerbo, Histoire de l’Afrique noire. D’hier à demain, Paris, Hatier, 1972.
*Le Soleil, n0

14947, Lundi 23 mars 2020.

*Pierre Nora, « Entre Mémoire et Histoire. La problématique des lieux », in Pierre Nora (dir.),
Les lieux de mémoire, I. La République, Paris, NRF/Gallimard, collection « Bibliothèque illustrée des
histoires », 1984.
*Quotidien Rewmi, n0

2819, Lundi 23 mars 2020.

[1] Nora, Pierre, « Entre Mémoire et Histoire. La problématique des lieux », in Pierre Nora, Pierre (dir.)Les lieux de
mémoire, I. La République, Paris, NRF/Gallimard, collection « Bibliothèque illustrée des histoires », 1984,
[2] Ki-Zerbo, Joseph, Histoire de l’Afrique noire. D’hier à demain, Paris, Hatier, 1972.
[3] Cette pandémie en date du 21/03/2020, plus de 3000 morts, en France 4 décès et 285 confinés ; cf., « Coronavirus :
285 cas en France, plus de 3000 morts en Chine », in La Voix Du Nord ? Samedi 21/03/2020,

https://www.lavoixdunord.fr/719718/article/2020-03-04/direct-coronavirus-le-nombre-de-nouveaux-cas-diminue-en-chine-les-
masques, consulté le 21/03/2020, à 21h 45mn.

[4] Voir Annexe 2, communiqué n

0 19 du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, 20/03/2020.

[5] Pour de plus amples informations sur cette question voir : Ba, Oumar, Ahmadou Bamba face aux autorités
coloniales (1889 – 1927), Paris, Abbeville, 1982. ; Barry, Boubacar, La Sénégambie du XV
e au XIX
e
siècle, Paris,
L’Harmattan, 1988 ; Coulon, Christian, Le marabout et le Prince (Islam et Pouvoir au Sénégal), Paris, A. Pedone, 1981 ;
Crowder, Michael, West Africa resistance, Londres, Hutchinson, 1971; Diallo, Mamadou Chérif Dian, Répression et
enfermement en Guinée : le pénitencier de Fotoba et la prison central de Conakry de 1900 à 1958, L’Harmattan,
2005; Dumont, Fernand, La pensée religieuse d’Ahmadou Bamba, NEA, 1974; Girard, Jean, Genèse du pouvoir
charismatique en Basse Casamance (Sénégal), Université de Dakar, IFAN-Dakar, 1969; Hardy, Georges, Une conquête
morale : l’enseignement en AOF, Paris, Armand Colin, 1917; Marty, Paul, L’Islam en Guinée : Fouta-Djallon, Editions Ernest
Leroux, Paris, 1921; Marty, Paul, Études sur l’Islam au Sénégal, Paris, Ed. Larose, 1937;Mbacké, Sérigne Bassirou, Les
bienfaits de l’éternel ou la biographie de Cheikh Ahmadou Bamba, (traduction française de Khadim Mbacké chercheur à
l’IFAN), Dakar, 1995; Kane, Omar, « Idée et pratique du jihad en Afrique de l’Ouest de Nasr- Al-Din à aL Hadj Umar Taal
(XVIIe-XIXe siècle) » in Islam, Résistances et Etats en Afrique de l’Ouest XIX
E & XX
E
siècles [Symposium international du 22
au 23 novembre 2000.Dakar], Institut des Etudes Africaines, 2003; Mbaye, Elhadj Rawane, La pensée et l’action
d’Elhadj Malick SY, un pôle d’attraction entre la sharia et la tarîqa [thèse de doctorat d’Etat ès Lettres et sciences
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Processus Socio-culturel et développement urbain au Sénégal contemporain, L’Harmattan, 2002. Robinson, David et Triaud,
Jean Louis, Le temps des marabouts. Itinéraires et stratégies islamiques en Afrique occidentale Française vers 1880 – 1960,
Paris, Karthala, 1997 ; Robinson, David, Sociétés musulmanes et pouvoir colonial français au Sénégal et en Mauritanie 1880-
1920, Karthala, 2004; Thiam, Iba Der, Maba Jaxu Ba Almamy du Rip, NEA, Dakar, Abidjan, 1971, etc.

[6] Le Soleil, n

0 14947, Lundi 23 mars 2020.
[7] Voir annexe 4: Conseil sur le coronavirus.
[8] Idem.
[9] Propos du Profresseur Daouda Ndiaye sur le covid-19, in Quotidien Rewmi, n

0 2819, Lundi 23 mars 2020.
[10] Voir annexe 1 : Communiqué de presse de l’Association Nationale des Imams et Oulémas du Sénégal, 18 mars
2020.
[11] Nous les connaissons : sportifs, guides religieux charismatiques, syndicalistes, enseignants, journalistes,
musiciens, « simples particuliers », etc.
[12] Cf., annexe 3 :message écrit de sensibilisation sur le coronavirus.
[13] Voir Communiqué de presse de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest,
https://www.bceao.int/fr/communique-presse/communique-de-la-banque-centrale-des-etats-de-lafrique-de-louest-bceao,
consulté 20/03/2020, 20h00)
[14] Cf. Article 69 de la Constitution et de la loi 69-29 du 29 avril 1969. Cette déclaration a été faite le 23/03/2020, à
20 heures.

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