“Talaatas de Massamba” : Affaire Institut Sainte Jeanne d’Arc : De l’entêtement au projet de destruction d’une cohésion sociale…  

Nous avons assez de carapace pour supporter les arcs mais de grâce pas de flèches, Sainte Jeanne. Au pays de la téranga, tout est donné aux étrangers, même le droit de violer notre propre constitution sans être inquiété. Beaucoup d’affaires ont été agitées ou réchauffées après le scandale du pétrole et du gaz. La plus récente est l’interdiction du port du voile à l’institut Sainte d’Arc. Après moult tentatives suivies de convocations du directeur de cette école par le ministre de l’éducation, l’institut campe toujours sur sa position et refuse de fléchir. Nous pouvons alors constater une crise d’autorité flagrante et une volonté de perturber la cohésion sociale qui a toujours existé au Sénégal et qui constitue notre socle voire notre plus grande richesse. Si l’on s’en tient à la Constitution et la loi d’orientation 91-22 du 30 janvier 1991, l’agrément de cette école devait être retiré puisqu’on ne badine pas avec la charte fondamentale d’une nation. « La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure légalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances », article 1 de la constitution du Sénégal. « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ou à l’intégrité du territoire de la République, sont punis par la loi », article 4 de la constitution du Sénégal. L’Education nationale est laïque : elle respecte et garantit à tous les niveaux la liberté de conscience des citoyens. Par ailleurs, l’Education nationale, sur la base des principes de laïcité de l’Etat, est favorable aux établissements privés susceptibles de dispenser un enseignement religieux », article 4 de la loi d’orientation de l’éducation nationale. « L’Education nationale est démocratique : elle donne a tous des chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant a ses aptitudes, sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité », article 5 de la loi d’orientation de l’éducation nationale. La constitution est au-dessus de tous les règlements intérieurs et extérieurs. Son application ne doit pas faire l’objet de négociations.

Peut-être que les Sénégalais sont des français sans le savoir. Comment un pays qui n’a même pas le pouvoir de battre monnaie peut-il être souverain ? Nous ne sommes pas un pays souverain et ceux qui ont confisqué notre souveraineté sont ceux qui veulent aujourd’hui ôter le voile à nos filles. Ceux-là sont derrière cette volonté manifeste de manipuler le peuple sénégalais pour des intérêts stratégiques car un crime profite toujours quelqu’un. Rien que pour cette raison, sachons raison garder et mettons plutôt la pression sur nos dirigeants afin que les lois s’appliquent. Des sœurs voilées qui interdisent le voile dans leur école, quelle contradiction ! Quand même il faut craindre pour notre Sénégal la flammèche qui pourrait provoquer la déflagration d’une marmite qui bouillonne depuis un bon moment. “Il faut que les droits fondamentaux et les libertés soient respectés et que la diversité culturelle soit aussi le roc sur lequel nous devons bâtir nos nations”, dixit l’autre. Cette décision de l’institut Sainte d’Arc est contestable et doit être vigoureusement contestée en ce sens qu’elle constitue une violation flagrante de nos lois. Mais que le débat soit dépassionné et dépourvu de fanatisme. Et pour cela, nous devons refuser d’en faire un problème islamo-chrétien car il n’en est rien. En réalité, certains groupes extérieurs très sournois ont envie que les musulmans et les chrétiens du Sénégal en viennent aux mains, ce qui leur permettra de faire passer leur projet satanique d’un monde où la foi en Dieu ne sera qu’un vieux souvenir et où la seule loi sera celle du Dajjal. L’adversité entre les deux principales religions de ce pays serait la voie royale pour réussir ce coup. En outre, n’oublions pas que le Sénégal dispose de toutes les ressources naturelles. Il suffit, par conséquent, que la plus petite allumette soit craquée pour que la malédiction du pétrole s’abatte de facto sur nous et que tout parte en flammes. Nous devons par conséquent faire preuve de retenue, en ces temps qui courent et, mettre plutôt la pression sur nos dirigeants actuels afin que les lois s’appliquent et qu’ils se fassent respecter par l’occident.

Massamba Ndiaye

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